Nous avoir le plaisir de vous informer que la soutenance de thèse de Frédérique Théry intitulée "L’importance biologique des ARN non codants : perspectives historique et philosophique", effectuée sous la… [En savoir plus]
Jeudi 20 juin 2013, 09:30-12:00
Séminaire "PhilSci" : interventions sur les niveaux d'explication en physique
IHPST – UMR8590
13, rue du Four
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L’axe « Physique, probabilités, complexité », présent sous différentes formes depuis longtemps à l’IHPST, s’est progressivement développé au cours des dernières années. Il rassemble des sous-disciplines fortement connectées de la philosophie des sciences, à savoir la philosophie de la physique, la philosophie des probabilités, et la réflexion sur les sciences de la complexité.
La philosophie de la physique a longtemps été la branche principale de la philosophie des sciences ; elle consiste principalement en une approche réflexive sur les théories fondamentales de la physique, mécanique quantique, théories de la relativité, physique statistique. À l’IHPST c’est surtout la réflexion sur les fondements de la mécanique quantique qui a été représentée, ainsi que l’analyse des méthodes de la physique statistique.
La philosophie des probabilités consiste en une interrogation sur le sens que l’on peut ou doit donner aux énoncés probabilistes. Plusieurs options théoriques y sont défendues, en opposition forte les unes avec les autres. Par ailleurs la philosophie des probabilités entretient des liens constitutifs avec l’interrogation sur de nombreuses théories scientifiques : la mécanique quantique, la physique statistique, ou la théorie de l’évolution. Le développement récent de cette branche à l’IHPST est un ciment puissant entre différents aspects de chacun des quatre axes de recherche.
Les sciences de la complexité sont un ensemble pluridisciplinaire de points de vue, d'outils et de méthodes dont l’objet est l’étude des systèmes complexes. Elles trouvent leur origine dans le constat que des systèmes de nature apparemment différente peuvent avoir des comportements similaires. Ainsi, une colonie de fourmis, le système immunitaire, le cerveau, un fluide turbulent, un réseau de spins, un marché financier ou Internet sont semblables d'un certain point de vue et ils partagent un point commun avec de très nombreux autres systèmes réels : leur comportement est dû à la résultante des interactions entre un grand nombre de constituants. Ils sont appelés « systèmes complexes ». Une de leurs caractéristiques principales est le fait que la méthode consistant à les découper en morceaux, supposés plus simples, à étudier le comportement de chaque morceau et à tenter ensuite de retrouver le comportement global en rassemblant le tout, n'est pas appropriée. La réflexion sur les sciences de la complexité a pour but de mettre au jour les méthodes et concepts pertinents pour ce champ de recherche nouveau et qui n’est pas encore unifié.