Armelle Thomas, Peggy Tessier et Pierre Edouard Bour (IE, Archives Poincaré, Nancy) sont à l'initiative de la création d'un réseau professionnel qui a vu le jour en avril 2013 sous l'intitulé "HiPhiSciTech". [En savoir plus]
Lundi 20 mai 2013, 12:00-15:00
seminaire compacte 'Plural Reference'
IHPST – UMR8590
13, rue du Four
75006 Paris
Tél. : +33 (0)1 43 54 60 36
IST : +33 (0)1 43 54 94 60
Fax : +33 (0)1 43 25 29 48
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Professeurs : Philippe Rouilhan (de)
Dans leur analyse logique du contenu des expressions, les philosophes du siècle dernier ont diversement emprunté à Frege et à Russell, en particulier s’agissant des noms propres, des démonstratifs et autres indexicaux, des descriptions définies, et des expressions de modalité aléthique ou épistémique.
Plus soucieux de proposer un panorama des grandes options a priori possibles que de fidélité historique et exégétique, je proposerai un parcours purement rationnel qui mènera d’une logique à la Frege à une logique à la Russell, au cours duquel je ferai un sort à une certaine logique du contenu à mi-chemin entre Frege et Russell, que j’appellerai la « logique mixte ». Le parcours proposé ne sera pas sans rappeler celui de David Kaplan dans un article classique, « How to Russell a Frege-Church » (1975). Je soulignerai certaines différences, notamment le fait que, pour l’essentiel, Kaplan restait fidèle au paradigme de la sémantique des mondes possibles, et n’envisageait en conséquence au titre d’intensions que ce que j’appellerai de « simples intensions », tandis que je m’en affranchirai résolument pour contempler, comme le faisaient déjà Frege et Russell, ce que j’appellerai, suivant la terminologie de Max J. Cresswell, des « hyperintensions ». Pour finir, j’évoquerai les paradoxes logiques spécifiques auxquels donne prise toute théorie naïve des hyperintensions en question du fait même de leur hyperintensionnalité, et je montrerai formellement ce qu’il en est dans le cas d’une logique à la Russell.
Le contenu de ce cours recoupera notablement celui d’un article mien, « Logiques du contenu », écrit dans une autre perspective et paru in Carnap aujourd’hui (sous la dir. de F. Lepage, M. Paquette et F. Rivenc), Montréal : Bellarmin et Paris : Vrin, 2002, pp. 317-343. Un programme précis et limité de lectures recommandées ou obligatoires sera fixé au cours du semestre. L’article de Kaplan est paru in The Journal of Philosophy, 72 (1975) : 716-729. Cresswell a introduit pour la première fois la terminologie de l’« hyperintensionalité » dans son article « Hyperintensional Logic », paru in Studia Logica, 34 (1975) : 25-38.
Professeurs : Jacques Dubucs
L’objectif du cours est d’étudier l’entreprise scientifique dans la perspective des sciences cognitives.
1. Introduction : la naturalisation de l’épistémologie
2. Présentation philosophique des sciences cognitives
3. Les problèmes de la catégorisation
4. Normes épistémiques en environnement naturaliste
5. L’idée d’une philosophie computationnelle des sciences
6. Rapport des théories aux données
a) Inertie inductive : le continuum carnapien
b) Entropie maximale
7. L’apprentissage des régularités
a) L’induction à la Gold
b) Modèles du raisonnement causal
8. Dynamique des théories
a) L’extraction de la référence
b) Le problème de la commensurabilité
c) Changements et révisions.
Professeurs : Gilles Dowek
Depuis la constitution de la logique des prédicats à la fin des années 20, les démonstrations se construisent avec deux types d'outils : des outils logiques (ontologiquement neutres) et des outils théoriques (fonction de l'objet du discours). Dans les dernières décennies, les outils théoriques se sont considérablement renouvelés et aux traditionnels axiomes se sont ajouté les règles de déduction non logiques, puis les règles de calcul. Renouvellement qui a profondément changé notre conception de la notion de théorie et de démonstration.
Professeurs : Marco Panza
Le but du cours est de fournir une introduction à la philosophie des mathématiques en l’abordant do côté de la discussion atour du statut des objets mathématiques et de leur existence. Le problème remonte à Platon, et sera introduit par un bref excursus historique allant de ce dernier jusqu’à Frege. On consacrera ensuite plus de temps à la discussion plus récente qui a suivi la publication de deux articles e Benacerraf de 1965 et de 1973. On considèrera différentes opinons platonises et nominalistes, en insistant en particulier sur les positions néologiociste et structuraliste.
Professeurs : Jean-Baptiste Joinet
Dans ce cours, on abordera les approches philosophiques et logiques de la définition, à la fois comme discours (une attention particulière sera accordée aux classifications des types de définition – explicites, implicites, nominales, réelles, stipulatoires, prédicatives …– et à leur propriétés) et comme activité rationnelle (qu’est-ce que « définir » ? Qu’est-ce qu’un échec du définir ? Quelles en sont les limites ?). Une attention privilégiée sera accordée aux enjeux à la fois épistémologiques (fonction et statut de la définition dans l’activité scientifique, tout particulièrement en mathématiques ; rôles et statut épistémologiques des définitions non constructives) et sémantiques (fonction ergonomique des définitions; statut algorithmique des définitions) de ces théories de la définition.